mercredi 21 mai 2014

En vrac


Ça fait longtemps que mes rideaux ne se sont pas pavanés ici. Ceux-là, je les avais taillés dans un tissu opaque qui m'avait servi pour bricoler un studio de fortune. Ils ont bien rempli leur fonction dans notre chambre parisienne sans volet. Aujourd'hui, ils ont atterri dans celle de Pierre.


Sauf qu'on est passé de "Bonne nuit la famille hiboux !" à "J'ai peur des hiboux...".


J'aime bien regarder le dessin formé au dos par le point zigzag.

*



Mon agenda (ne me remerciez pas).

*

J'y songeais depuis un moment. Depuis que je me suis remise de ma grosse fatigue. Depuis qu'ici je ne marche même plus au quotidien, à défaut de "faire du sport", rapport à cette foutue bagnole - on passe son temps à circuler d'un siège à un autre. Depuis que mon mode de vie a coupé court à mes velléités d'aller nager le soir. Il manquait juste le petit déclic. Et je suis allée courir.
J'ai médité sur nos ancêtres (et je ne sais plus quel peuple africain qui le fait encore) qui pouvaient courir toute une journée pour épuiser un félin et le cueillir (c'est une histoire d'inégalité de sudation entre eux et nous...).
C'est une banalité de dire que ça m'a fait du bien et que ça doit entrer dans mes moeurs.

*

A propos de moeurs, quand France Culture parle de méditation orgasmique, on se dit d'abord c'est quoi ce business new age carrément limite ? Et on écoute les témoignages et on se surprend à se dire pourquoi pas après tout.
(ah ces américains...)
(ahlala ce corps, cet autre dont on ne sait ici que faire...)

dimanche 18 mai 2014

Endimanch(ett)ée









Surtout, ne jeter aucun micro bout de tissu...

Bonne semaine !

mercredi 14 mai 2014

Ma petite cuisine (suite) et nouvelles aventures capillaires


Dans l'épisode précédent, il était question de simplissimes soins du visage et des dents. Aujourd'hui :

Pour le corps

S'agissant du nettoyage, je me douche le soir, quand les mômes sont couchés, comme ça je peux prendre mon temps, me relaxer et dormir un peu plus le matin !
J'aime le pain de savon. Après avoir longtemps pratiqué le fameux pain d'Alep, j'ai eu envie de bonnes odeurs pour une meilleure détente. J'ai usé pas mal de savons miel-propolis pour leur parfum qui emplissait ma salle de bains ! Et depuis quelques temps, c'est un savon ayurvédique qui a ma préférence olfactive. Il s'agit du Medimix aux 18 plantes.
Mais je ne me savonne pas systématiquement (eh oui, je fais partie de ces crados qui pensent qu'on se savonne trop, cherchant à toujours mieux s'accrocher à une idée de la propreté).

Vient ensuite l'hydratation : même principe que pour le visage : je ne me sèche pas totalement et je me passe un peu de coconut oil que j'émulsionne avec les gouttes d'eau présentes sur la peau. Simplissime toujours.

En guise de déodorant, je me suis fabriqué celui d'Antigone composé :
- d'huile de coco (cette bonne à tout faire !),
- de bicarbonate de soude (on va en reparler de celui-là !),
- d'arrow-root
- et d'un choix d'huiles essentielles (j'ai mis de la sauge sclarée et du tea tree je crois).
Archi facile à fabriquer et ça marche (étant précisé qu'une transpiration excessive ne trouve pas sa cause dans le déodorant qu'on utilise).
Pendant des années, j'ai utilisé la pierre d'alun qui est efficace mais c'était un chouia agressif pour ma peau et me provoquait un léger inconfort. Je n'ai plus ce problème.

Pour les cheveux
(attention, roman-fleuve qui commence ici)

Alors là c'est du lourd de chez lourd les amis, on attaque un problème compliqué. La dernière fois, je vous ai fait tout un topo sur mon "savoir-faire" patati patata... et patatras. En fait, j'ai revu bien des choses grâce au fameux article d'Ophélie (Antigone XXI) sur la question, lorsqu'elle a avoué à la terre entière qu'elle ne se lavait plus les cheveux (je vous laisse le découvrir si vous ne l'avez pas déjà fait).

Je vais commencer par le commencement, et également un aveu. Lecteur sensible s'abstenir. J'ai une affection du cuir chevelu : un problème de dermite séborrhéique ? / eczéma séborrhéique ? / psoriasis ?... appelle ça comme tu veux, on s'en tape, je n'ai jamais eu de réel diagnostic. En gros, j'ai le cuir chevelu qui part en squames, des plaques rouges et des croûtes qui me démangent de façon extrême et me pourrissent la vie depuis l'âge de 15 ans (3615 cestmavie). Plus de la moitié de ma vie empoisonnée par ce machin, rendez-vous compte !!!

・Comme toutes les brebis galeuses de ma condition, je suis passée par la case dermato qui n'a rien donné, voire a empiré la situation (shampoings et traitements qui achèvent bien de te détruire le crâne). Et puis, comme pour les allergies et les affections de la peau : réflexe corticoïde. Hé les gars, faites un effort (ça existe un bon dermato ??). Puis quand on ne sait pas régler ce genre de maladie chronique avec laquelle tu peux vivre (certes mais dans quelles conditions), on s'en fout et on met ça sur le compte du stress, c'est commode (même si l'anxiété affaiblit bien entendu les défenses immunitaires). Alors qu'il y en a de plus en plus de ces maladies (tiens c'est bizarre, on vit pourtant dans un monde de progrès et de propreté !). Du coup, les gens en ont marre et essaient de trouver par eux-mêmes de vraies solutions. Alors bienvenue dans mon café du commerce, vous allez assister à la mise à mort du shampoing, incontournable vénéré, idole de progrès et de propreté. Amis iconoclastes, rejoignez-moi, votre équilibre séborrhéique est menacé ! (non, reviens, je ne voulais pas te faire peur...)

・J'ai également repensé la base : mon alimentation (youhou France Guillain !!). Ça m'a aidé en bien des choses, mais là encore ça n'a pas réglé la question.

・Je suis passée au naturel (rhassoul and co, voir mon article précédent). Des améliorations... de toute façon, tout shampoing un peu classique, même de pharmacie, même bio, même le plus doux possible me détruit littéralement le crâne. Une alternative complètement naturelle est donc nécessaire et bien mieux... mais rien de révolutionnaire.

・Bref, après bien des péripéties, aujourd'hui je ne peux pas encore me pavaner avec mon cuir chevelu sain, mais je m'en approche de façon significative. La solution résiderait (encore !) dans l'extrême simplicité. Pour trouver la bonne voie, il suffit parfois d'une petite intervention céleste, merci Ophélie*.

Oui, depuis quelques mois, j'applique la méthode du "vrai" no-poo. Le but de cette méthode, qui est très bien détaillée dans son article aux 6000 commentaires et qui renvoie même à une FAQ, est de retrouver l'équilibre séborrhéique naturel de sa tête, bien souvent très endommagé par l'usage frénétique du shampoing. Combien de personnes sont "obligées" de se shampouiner chaque jour pour empêcher que les cheveux regraissent ? C'est une aberration. Regardez les bébés, ils n'ont pas besoin de shampoing pour garder de beaux cheveux soyeux et propres. Quand ils se sont salis, il suffit juste de les rincer à l'eau (au contraire, les shampoings aggravent le phénomène normal des "croûtes de lait" du nourrisson). Certes on ne garde ni des cheveux de bébé ni une peau de bébé toute sa vie, mais une grande partie des dégâts est due au fait que l'on passe son temps à se récurer avec des produits détergents comme on nettoie sa salle de bain. Le cuir chevelu, comme la peau ont un film protecteur sécrété par le fonctionnement de glandes dont l'équilibre est menacé par tout ce qu'on vient mettre dessus. Bref, stop la leçon de morale.

Ma méthode diffère quelque peu de celle d'Ophélie puisque nous n'avons pas la même nature de cheveux. Avec mes cheveux bouclés exit le brossage quotidien par exemple, c'est hors de question, je passe suffisamment souvent pour une folle avec ma tignasse.


Je procède ainsi :



D'abord, je n'utilise plus du tout de shampoing. Pour moi c'était facile car, déjà pendant des années, je ne me suis lavée les cheveux qu'une fois pas semaine au rhassoul. Et j'ai déjà expliqué que, ma nature de cheveux bouclés aidant, ni mon crâne ni mes cheveux n'ont tendance à graisser.

Pour l'instant, je suis à un rythme d'un no-poo tous les 1 mois et demi environ. 
Alors j'ai testé et retesté le no-poo au bicarbonate de soude, même moulu ultra-fin au moulin à café. Ça ne me réussit pas du tout : ça m'agresse (sensations de picotements rien qu'à l'application même sans frotter) et me provoque des pellicules.

Pour le remplacer, je n'ai pas retenté le rhassoul, de peur que ça m'assèche encore et me provoque de nouveau des pellicules. Je n'ai pas testé le shikakaï, paraît-il plus doux. Mais je crois avoir trouvé mon bonheur dans l'utilisation du... miel (je vous avais dit qu'on parlerait cuisine). En effet, le miel est un bon assainissant, antiseptique et j'ai le bonheur de constater à chaque nouvelle utilisation, moi qui ne supporte rien sur mon crâne, même pas l'eau, moi l'irréductible des pellicules, eh bien que je n'en ai presque plus aucune au sortir de ce no-poo. Alors on ne se tartine pas de miel sur la tête hein. On dissout 2 cuillers à soupe dans un bol d'eau tiède et on masse son crâne avec ça, c'est tout. 
Je termine toujours le dernier rinçage avec un bol d'eau froide contenant 2 bonnes cuillers à soupe de vinaigre de cidre (de préférence non pasteurisé pour accroître son efficacité) et une goutte d'huile essentielle de géranium pour concurrencer un peu l'odeur désagréable du vinaigre (ça ne sent pas bon mais les cheveux en séchant ne sentent plus).
J'insiste là-dessus, c'est devenu une règle chez moi : dès que je mets de l'eau sur mon crâne je rince au vinaigre. Car en effet ça compense le PH de l'eau, qui est très calcaire dans mon coin, et ça permet de s'approcher, si j'ai bien compris, du PH des cheveux. Depuis que je fais ça, je n'ai plus de croûte car en fait la dermite séborrhéique est due à une levure (naturellement présente si je ne dis pas de bêtise) qui, chez moi devait prendre le dessus dans des conditions (milieu trop basique) qui n'aidaient pas mes défenses immunitaires déjà faibles sur ce point. En tout cas ça marche et ça révolutionne ma condition.
Et d'ailleurs, tant qu'on fait dans le glamour autant y aller jusqu'au bout, j'essaie le même principe sur mes pieds qui ont tendance à être gagnés par une mycose (désolée). J'ai du vinaigre de cidre dans une petite bouteille que je vaporise sur mes pieds au sortir de la douche. Je me dis qu'en acidifiant le milieu là encore cela aidera peut-être mes défenses immunitaires toujours faibles sur ce point à combattre cette grosse relou.

Donc voilà, 3000 digressions plus tard, un no-poo tous les 1 mois et demi (et plus quand ce sera possible - Ophélie en est à 4 mois ou plus d'espacement) au miel avec rinçage au vinaigre.

Entre les deux, je ne fais pas rien sinon j'aurais des dreads sur la tête. Je ne peux pas me brosser les cheveux tous les jours non plus comme le préconise Ophélie pour répartir le sébum because nature de cheveux. Mais cette nature m'aide aussi puisque, comme je le disais, ils ne graissent que très peu. Ce que je fais c'est que tous les jours je m'agite la crinière avec les doigts pour l'épousseter, lui redonner un peu de gonflant, parfois je l'asperge d'une brume d'hydrolat pour la coiffer un peu avec les doigts. 
Et environ une fois par semaine, parfois c'est un peu plus espacé (mes cheveux ne graissant pas vraiment, c'est quand ça commence à me démanger que le signal est là), je pratique ce qui est appelé un "water only" dans la pratique du no-poo, c'est à dire que je rince mes cheveux à l'eau hein. Rien que ça, ça suffit. Rien d'autre pour laver. Avec toujours le principe du rinçage au vinaigre si tu suis.

Alors j'ai oublié de dire un truc carrément important, qui vaut aussi bien avant de faire un no-poo qu'un water only, c'est que c'est à ce moment-là qu'intervient le fameux brossage de cheveux. J'utilise une brosse comme préconisée dans l'article d'Antigone (la mienne est à poils en plastique, ce qui compte c'est que ce ne soit pas une brosse à picots) et je me brosse la tignasse dans tous les sens, raie par raie, de la racine à la pointe, afin de tout bien répartir partout, la crasse et le sébum. Comme pour les chevaux, c'est ça qui fait le principal du nettoyage, avant même d'aller se nettoyer sous l'eau. Avec ma bonne tête de folle, mes cheveux sont ainsi prêts à être rincés et après je me les sèche à l'air libre autant que possible et je ne les brosse plus jusqu'au prochain rinçage. Il est très important de bien nettoyer sa brosse à chaque utilisation (puisque c'est elle qui nous nettoie) au bicarbonate de soude.

Voilà, je suis venue à cette méthode naturellement et même disons de façon avide puisque c'était une nécessité pour moi de trouver une solution à mon problème ou même tout simplement quelque chose que mon crâne supporte. Mais j'incite quiconque n'est pas rebuté et est motivé à essayer car être esclave du shampoing c'est une aberration.
Le seul inconvénient pour moi c'est que mes cheveux sont un peu plus secs (en même temps c'est ma nature de cheveux qui veut ça) car je ne peux plus faire de bain d'huile. Pour faire partir l'huile il faudrait que je nettoie au moins mes cheveux au savon d'Alep ce qui réactiverait mes démangeaisons et tutti quanti. Du coup je me mets de temps en temps un peu de coconut oil, encore elle, sur les longueurs, je ne peux plus me passer de sa texture magique.

***

Si vous avez avalé ce pavé, je vous félicite !
Et vive la liberté !

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*Apparemment, le prénom shakespearien Ophélie serait un dérivé du terme grec ôpheleia qui signifie "aide", "secours" ou encore "remède" (avis des experts requis) !

mardi 6 mai 2014

Ma petite cuisine


J'aime bien les mixtures de sorcière.
Je n'aime pas claquer dans les produits de beauté. Acheter l'idée de la beauté ou l'idée de la jeunesse... autant se préparer son petit élixir si possible avec les odeurs que l'on aime.
Bon il ne faut pas que ce soit compliqué quand-même, je n'y passe pas beaucoup de temps.
En fait, je suis très terre à terre (et pas très poétique) : un produit que je mets sur moi doit être le plus simple possible, remplir telle fonction et donner tel résultat. S'il ne le fait pas ou le fait mal ou provoque d'autres problèmes, je ne le mets pas, tout simplement, et me remets en quête du produit simple qui va pouvoir assurer cette fonction. C'est comme ça qu'il m'est arrivé de trouver des solutions simples à des problèmes compliqués.
Ma petite cuisine va donc vous paraître austère mais ça peut donner des idées.
Les produits de base, on peut toujours les agrémenter d'autres agents naturels selon les vertus recherchées, les envies en odeurs du moment, etc. (en pianotant sur Aroma-Zone, ce ne sont pas les idées qui manquent). Pas si austère que ça en fin de compte.
Dans ma salle de bain, on trouve pas mal de produits de cuisine, vous allez voir...

Pour le visage

▹ C'est encore en phase d'expérimentation pour le nettoyage du soir (le moment où on est le plus sale quoi) :

Après m'être pendant des années savonnée le visage chaque jour, je suis passée à l'eau micellaire car parait-il c'est plus adapté au PH de la peau, comparé au PH de l'eau (par chez moi, l'eau est en plus très calcaire).
Mais je veux désormais trouver une solution alternative car je n'aime jamais le principe d'utiliser un agent nettoyant qui ne se rince pas, aussi soit-disant "clean" peut-il être (pas parano moi... quoiqu'il en soit, les solutions dites "naturelles" se sont toujours révélées les mieux adaptées pour moi).

Je n'en suis pas encore au caveman regimen, mais voici ce que je teste actuellement :
Exit le coton qu'on jette, j'utilise un linge ou gant (le plus doux possible quand même, histoire d'éviter l'opération décapage réitérée chaque jour) que je trempe dans l'eau chaude (parce qu'elle dissout plus que l'eau froide) et puis je vaporise sur mon linge ainsi mouillé une légère pluie de vinaigre de cidre qui vient compenser le PH de mon eau calcaire (pas bête la guêpe).
Je me le passe délicatement, en essuyant visage et cou. Sur le moment, ça ne sent pas très bon (eh oui le vinaigre...), mais c'est vite compensé par ce que l'on se met ensuite.
A noter que c'est une méthode issue de mes propres raisonnements... donc pas du tout garantie quant à sa validité scientifique mais mes débuts d'expérimentation (environ trois semaines) me satisfont.
Je nettoie ensuite mon linge au savon de Marseille.

Pour me démaquiller (sachant que je ne me maquille pas systématiquement), j'utilise avant cette phase de nettoyage le liniment oléo-calcaire de mes enfants ! (qui n'est autre, il me semble, qu'un mélange à proportions égales d'huile d'olive et d'eau de chaux). Bien pour les fesses des bébés, mais pas que. C'est très agréable et ça marche très très bien. Une petite noisette que l'on masse avec ses doigts sur le contour des yeux et les parties maquillées. Cela dissout les maquillages les mieux fixés, et il ne reste plus qu'à procéder au nettoyage comme décrit plus haut pour faire partir le tout.

・Après le nettoyage, il y a un principe que j'applique toujours, y compris pour le corps : je ne laisse jamais ma peau sécher complètement afin de ne pas l'assécher et de pouvoir faire pénétrer l'agent hydratant posé ensuite, qui n'est autre qu'un mélange d'huile et d'eau justement.
Sans me sécher le visage humidifié au linge donc, je me vaporise un hydrolat de mon choix (mon préféré étant pour le moment celui de géranium qui sent si bon pour qui aime les odeurs très "fleuries" - il y a des termes cons quand-même...). Et adieu l'odeur de vinaigre, si vous suivez toujours ! Puis tout de suite je masse mon visage avec de l'huile de coco qui vient se mélanger à l'hydrolat préalablement déposé.

Alors désolée mais je dois m'étendre un peu sur cette trouvaille. Et pour changer je vais raconter ma vie. Je ne fais pas partie des fans de l'odeur de la noix de coco mais l'huile de coco, pour ma peau en tous cas, est une merveille. Toutes les huiles et crèmes que j'ai testées ne parvenaient pas à suffisamment m'hydrater (et après mon deuxième enfant, allaitement et cie, j'ai eu la peau très, très desséchée...). Et là, plus besoin de me mettre en quête de la crème-miracle-très-chère. Plus besoin non plus de chercher la crème à fabriquer qui allait révolutionner ma vie. Non, simplement l'huile de coco. Sa texture est géniale. C'est une huile solide qui devient liquide quand on l'émulsionne avec ses doigts (à partir de 20 degrés je crois), c'est donc beaucoup plus agréable qu'une huile liquide. Elle pénètre très bien. Donc malgré la sensation très grasse à l'application, au bout de quelques instants, elle est complètement absorbée. Et on la dose selon ses besoins en hydratation. C'est pourquoi je pense qu'elle pourrait convenir à tous les types de peau. Si on a la peau à tendance grasse, on n'en met que très peu sur l'ensemble du visage. Moi, j'en mets beaucoup le soir et moins le matin. En quelques semaines, mon problème a été réglé, je n'ai presque plus la peau sèche (encore un petit peu au réveil sur le bas des joues).
Et je fais bien d'autres utilisations de l'huile de coco dont je vous parlerai.

Donc en résumé :
> Démaquillage avec ses doigts au liniment
> Nettoyage avec un linge doux à l'eau chaude et vinaigre de cidre
> Hydratation : hydrolat et huile de coco

Le matin, je ne fais pas de nettoyage à proprement parler (hi hi). Je fais juste un coup de pshitt d'eau florale puis j'ajoute mon huile de coco à ma peau ainsi humidifiée. Rien de plus simple.

Pour les dents

Je ne vais pas vous vendre du rêve : c'est l'argile verte illite que j'utilise, elle fait parfaitement l'affaire. Je l'utilise en poudre mélangée avec un peu d'eau dans le creux de ma main pour faire instantanément une pâte... dentifrice. Et ça marche très bien.
L'argile verte illite nettoie de façon mécanique, grâce à sa texture, mais aussi elle attire et emprisonne les impuretés.
Elle absorbe également les odeurs (et ne fait pas que les masquer). Evidemment, si on a de gros problèmes d'haleine, il faut sûrement aller chercher ailleurs que dans l'hygiène quotidienne buccale (dent(s) en mauvais état, problème de métabolisme interne...).
L'argile verte illite a encore le gros avantage d'être reminéralisante. Si on l'absorbe (par petites quantités, et de préférence de qualité Argiletz), c'en est que mieux pour la santé, contrairement aux agents additionnels que l'on peut trouver dans la plupart des dentifrices.
Une fois la période d'adaptation passée (quand on n'a pas l'habitude c'est peu ragoûtant), je vous promets que ça se passe bien. Aujourd'hui c'est le dentifrice "classique" que je ne supporte plus.
Et puis si je viens de croquer un oignon, je préfère absorber une goutte d'huile essentielle de menthe poivrée déposée sur le dos de ma main, ça concurrencera momentanément les doux effluves...

***

Pour la suite, on attendra le prochain épisode parce que là j'ai bien peur d'en avoir perdu deux ou trois en route...